MARDI 29 JUILLET

(c)-Michèle Misan
18H ET 21H : CONCERTS
LA TRUITE DE SCHUBERT
Dans le salon de musique du Val-Richer
Louis Creac'h, violon,
Fanny Paccoud, alto
Gauthier Broutin, violoncelle
Chloé Lucas, contrebasse
Daniel Isoir, piano
en détail
Les mêmes irisations réunissent les deux oeuvres au programme du quintette avec contrebasse formé autour du pianofortiste Daniel Isoir. Une génération musicale sépare le Quintette op. 87 (1802) de Johann Nepomuk Hummel, encore dans le courant de Mozart, du grand Quintette « La Truite » (1819) composé par Franz Schubert sous la forme d’un divertissement entre amis.
Le salon de musique du Val-Richer, propriété familiale, ne s’ouvre qu’exceptionnellement. Aussi a-t-on le sentiment privilégié de revivre l’allégresse du jeune Schubert, invité à travailler sur un Quintette par un généreux industriel, violoncelliste amateur et passionné du lied La Truite, dont il collectionnait les partitions et les images.
Lieu : Domaine du Val-Richer, Saint-Ouen-le-Pin - plus de détails sur le lieu
Plein tarif : 40€
Etudiants et demandeurs d’emploi : 20€.
Jeunes - de 18 ans : 5€
Quand : mardi 29 juillet à 18h et 21h (CONCERTS COMPLETS)
Foodtruck : Ma Petite Folie : 17h-21h
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Bienvenue au domaine du val-richer
Depuis son acquisition par François Guizot en 1836, le Val Richer n’a cessé d’être un lieu de retrouvailles familiales pour tous ses descendants. Les murs de cette ancienne abbaye du XIIe siècle sont chargés d’histoire, qu’elle soit religieuse, politique ou intellectuelle. Vers 1146, l'évêque de Bayeux, Philippe d'Harcourt, fonda l'abbaye Notre-Dame du Val-Richer, affiliée à l'ordre cistercien. L'église abbatiale fut consacrée en 1220. Après avoir subi des pillages durant les guerres de Religion, l'abbaye fut restaurée au XVIIᵉ siècle par l'abbé Dominique Georges, mais la Révolution française entraîna sa dissolution en 1790. Les vestiges de l’ancienne abbaye ne sont d’ailleurs plus visibles aujourd’hui. En effet, le Val Richer est acheté en tant que bien national par un carrier. Ses murs sont démantelés, ses pierres dispersées dans toute la région et ses 20 000 livres servent à alimenter le four d’un forgeron. En 1836, l'historien et homme politique François Guizot acquit le domaine, séduit par la beauté du site et sa proximité avec sa circonscription de Lisieux. Il entreprit des travaux pour transformer l'abbaye en une résidence familiale tout en préservant son caractère historique. Le Val Richer est en ruine quand Guizot l’acquiert. Il dédie sa vie et sa bourse à sa restauration. C’est d’ailleurs un homme très sensible à la sauvegarde du patrimoine français mis à mal par la Révolution. On lui doit notamment la création de l’Inspection générale des monuments historiques en 1830, qui œuvre pour la mise en valeur de ces ressources culturelles en danger. Le parc paysager, également aménagé par Guizot, est un ensemble botanique remarquable, offrant une diversité végétale unique en son genre et une vue panoramique sur la vallée. Les descendants de Marguerite Schlumberger, petite fille de François Guizot, sont encore à ce jour propriétaires du Val Richer. Aujourd'hui, géré par plusieurs entités dont l'Association François Guizot, qui œuvre pour la préservation et la valorisation du site, le val Richer est une demeure privée et familiale.
SOCIÉTÉ

A PROPOS DES ARTISTES
Daniel Isoir, piano Né de parents organistes, Daniel Isoir commence sa formation de musicien par de solides études de piano moderne, musique de chambre, harmonie et écriture, notamment au CRR de Boulogne-Billancourt à la School of Fine Arts à Banff au Canada, puis à la Hochschule de Hamburg. Il reçoit d'abord l’enseignement de Luisa Sorin, Elles Bérard, Paul Badura-Skoda, puis, à Hambourg du grand pianiste russe Evgeny Karoliov et obtient un examen de concert avec la plus haute mention. A l'issue de ses études, il commence une carrière de pianiste, en solo, en musique de chambre ou comme accompagnateur de Lieder, de chansons, et comme chef de chant. Même si le piano moderne reste très présent dans son activité de musicien, sa passion pour les pianos historiques et leur facture l’amène à jouer toujours : plus assidûment sur des instruments classiques ou romantiques. Il crée en 2006, avec une petite équipe de musiciens passionnés, La Petite Symphonie, orchestre de chambre en formation réduite, qui lui permet d'expérimenter la pratique de l'orchestre dans un esprit de musique de chambre, à un seul instrumentiste par partie. Une partie importante de son activité de concertiste est maintenant consacrée à cet ensemble, avec de nombreux concerts au continua, à la direction ou comme soliste dans des concertos de Mozart, Haydn et Beethoven. Particulièrement engagé et passionné de musique de chambre, il est le partenaire régulier de nombreux artistes, comme la violoniste Stéphanie-Marie Degand ou les chanteurs Camille Poul et Arnaud Marzorati. Avec La Petite Symphonie, il a enregistré plusieurs disques au pianoforte, notamment un disque très remarqué de concertos de Mozart pour le label agOgique et les deux quatuors avec pianoforte de Mozart pour le label Muso. Son dernier disque, Triptyques, consacré à César Franck, enregistré sur un piano Erard de 1875, a été très apprécié par la critique. Louis Creac'h, violon Le violoniste français Louis Creac'h s'est spécialisé dans la pratique de l'interprétation historiquement informée, ou sur instruments d'époque. Louis Creac'h s'est produit dans de nombreuses salles de concert parmi les plus prestigieuses d'Europe, dont la Philharmonie de Paris, le Carnegie Hall, le Royal Albert Hall, le Concertgebouw d'Amsterdam, le Wiener Musikverein et le Wigmore Hall. En tant que soliste et chambriste il a été premier violon de divers ensembles tels que l'Ensemble Pygmalion, Le Concert Spirituel, le Caravansérail, Arcangelo, A Nocte Temporis, Le Banquet Céleste, la Capella Cracoviensis ou le Dunedin Consort. Il joue régulièrement avec des ensembles tels que The English Baroque Soloists, Capriccio Stravagante, Correspondances et Les Musiciens du Louvre-Grenoble. En tant que chambriste passionné, il forme un duo avec le claveciniste Jean Luc Ho et est membre de l'Ensemble Nevermind. Il s'est produit dans de nombreux festivals à travers le monde, notamment le Festival d'Edimbourg, le Festival de Salzbourg, le Festival de Bath, le Festival de musique ancienne d'Utrecht, les Premières Performances de Hong Kong, le Festival de musique ancienne de Bruges, le Festival de musique ancienne de Malte et le Festival de musique ancienne de Boston. Ses enregistrements récents comprennent une transcription des Variations Goldberg avec Nevermind, ou les Chandos Anthems de Haendel avec Arcangelo. Louis joue sur un violon Jacobs de 1680. Fanny Paccoud, violon et alto Diplômée du conservatoire de Strasbourg, Fanny Paccoud s'oriente d'abord vers la musique de chambre et la création. Depuis 1999, elle forme un duo avec le pianiste Michel Gaechter, explorant un riche répertoire allant de Mozart à Schoenberg. En 2002, elle fonde avec la violoniste Alice Piérot et la violoncelliste Elena Andreyev, le Trio à cordes Anpapié, dédié tout particulièrement au répertoire classique. Avec le quatuor Umlaut, c’est au répertoire du 20è siècle et contemporain qu’elle se consacre. Elle participe à plusieurs créations et enregistrements, dont Forever Valley de Gérard Pesson, Momo de Pascal Dusapin, Ai confini dell’ oscurità de Claudio Gabriele. Avec l’Ensemble Reflex elle crée les spectacles de Georges Aperghis Veillée et le Petit Chaperon Rouge. On la retrouve aussi aux côtés d'improvisateurs tels Jean-Marc Montera, Famodou Don Moye, Michel Godard, Barry Guy et son Blue Shroud band ... Si la musique de chambre et la musique contemporaine occupent une grande part de son activité, Fanny Paccoud n’en exclut pas pour autant une recherche approfondie de l’interprétation de la musique ancienne sur instruments d’époque. Elle joue régulièrement avec le claveciniste Jean Rondeau, est membre en tant que violoniste et altiste du Concert Spirituel (Hervé Niquet), de l’Ensemble Amarillis, des English Baroque Soloists ainsi que de l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique (John Eliot Gardiner), du Concert Brisé (Wiliam Dongois), de Pygmalion (Raphaël Pichon), des Ambassadeurs (Alexis Kossenko)... avec lesquels elle parcourt le monde, et effectue de nombreux enregistrements. Gauthier Broutin, violoncelle Né en 1992, Gauthier Broutin débute le violoncelle avec son père pour professeur. Il poursuivra sa formation au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris auprès de Philippe Muller et Raphaël Pidoux pour l’instrument moderne, puis de Bruno Cocset et Christophe Coin pour la musique ancienne. Il étudie également la viole de gambe auprès de Christine Plubeau. Il est membre de l'académie Ozawa, lauréat du Prix Firmenich de l’Académie de Verbier, du deuxième Prix, et du prix du public du Concours FMAJI, ainsi que du concours de musique ancienne du Val de Loire, avec l'ensemble Cet Étrange Éclat. Gauthier fait le choix de se consacrer à l'interprétation sur instrument historique des répertoires allant de la période baroque au romantisme, et est aujourd’hui régulièrement sollicité par de nombreuses formations des scènes baroque et classiques, tout particulièrement l'ensemble Correspondances, ou les Musiciens du Louvre, en tant que premier violoncelle. Chloé Lucas, contrebasse Contrebassiste originaire de Montpellier, Chloé Lucas est diplômée d’un Master en contrebasse historique et violone au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Musicienne éclectique, elle se produit aussi bien dans des formations réduites (consorts, musique de chambre) qu’au sein d’ensembles plus larges, spécialisés dans les répertoires historiquement informés. Membre active de l’ensemble Les Musiciens de Saint Julien du flûtiste François Lazarevitch, elle se produit également avec Pygmalion (Raphaël Pichon), Correspondances (Sébastien Daucé), I Gemelli (Emiliano Gonzalez-Toro), Le Poème Harmonique (Vincent Dumestre), Les Ambassadeurs – La Grande Écurie (Alexis Kossenko), Le Concert d’Astrée (Emmanuelle Haïm), Les Epopées (Stéphane Fuget), Ensemble Jupiter (Thomas Dunford), Le Concert de la Loge (Julien Chauvin), Le Consort (Théotime Langlois de Swarte, Justin Taylor), L’Achéron (François Joubert Caillé), Cappella Mediterranea (Leonardo García Alarcón) ainsi qu’occasionnellement au sein de l’ensemble de Gaétan Jarry, Marguerite Louise. Elle intègre violone et ténor de viole dans des musiques plus actuelles telles que le jazz ou les musiques improvisées, notamment dans l’Orchestre Incandescent de la flûtiste Sylvaine Hélary. Elle co-fonde l’ensemble de basses Cet Étrange Éclat, primé en 2019 au Concours International de Musique Ancienne du Val de Loire, et sort le disque Sfumato sur le label Initiale. En juillet 2021, elle remporte avec l’ensemble Castelkorn, le prestigieux Romanus Weichlein Preis, du Concours International HIF Biber en Autriche, et enregistre l’album Labyrinth Garden récompensé d’un Diapason d’or. Chloé Lucas est musicienne lauréate de la Fondation Meyer, du Mécénat Musical Société Générale ainsi que de l’Adami.