top of page

SAMEDI 1er AOÛT

Ensemble Correspondances ©Louise Denos - VU'.jpg

20H30 : CONCERT

Cantates de Weimar

Il faut imaginer Bach heureux…

Ensemble Correspondances

Sébastien Daucé, direction


Avec le Jeune chœur du Pays d’Auge et le Grand chœur participatif

 ​

Voir le détail de l'événement

©Louise Desnos, VU'

description

en détail

Après les cantates de jeunesse de la saison dernière, l’Ensemble Correspondances avance jusqu’à Weimar en 1714. Bach s’y sent bien, il est mieux payé qu’à son poste précédent, sa femme Maria Barbara et lui ont leurs premiers enfants. Surtout, la bibliothèque ducale est riche de partitions d’Italie et de France, Bach développe toutes sortes de musiques profanes et sacrées, il innove, il expérimente. Sans doute faut-il moins s’attacher à la grande affliction, aux pleurs et lamentations des textes qu’à la ferveur où sonnent trompettes et timbales, où résonnent hautbois et violons. Certes, la tâche de compositeur d’église et de cour est surhumaine, mais sa musique fait clairement entendre qu’il faut imaginer Bach heureux.

Jean-Sébastien Bach, Cantates n°21, 172 et 12

Correspondances est en résidence au théâtre de Caen.

Il reçoit le soutien en résidence de création de la vie brève - Théâtre de l’Aquarium. 

Correspondances est soutenu par le Ministère de la Culture – DRAC Normandie, la Région Normandie, le Département du Calvados, la Ville et le théâtre de Caen. 

L’ensemble est aidé par la Fondation Correspondances qui réunit des mélomanes actifs dans le soutien de la recherche, de l’édition et de l’interprétation de la musique du XVIIe siècle.

Il reçoit régulièrement le soutien de l’Institut Français, de l’ODIA Normandie et du Centre National de la Musique pour ses activités de concert, d’export et d’enregistrements discographiques.

L’ensemble Correspondances est membre d’Arviva - Arts vivants, Arts durables, et s’engage pour la transition environnementale du spectacle vivant. L’ensemble est membre de la FEVIS, de Scène Ensemble et du Réseau Européen de Musique Ancienne.

L’ensemble Correspondances est lauréat 2024 du Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral de la Fondation Bettencourt Schueller. 

La Fondation d’entreprise Société Générale est le mécène principal de l’ensemble Correspondances. 

Lieu : Abbatiale de Saint-Pierre-sur-Dives - plus de détails sur le lieu

Tarif plein : 40€

Etudiants et demandeurs d'emploi : 20€

Jeunes - 18 ans : 5€

PASS Jean Rondeau + Ensemble Correspondances : 60€ / 30€ / 10€

Quand : Samedi 1er août à 20h30

Durée : 1h20

Vous souhaitez chanter avec nous un extrait du programme ?
Rejoignez le Grand choeur participatif !
Répétitions :

  • Vendredi 31 juillet de  16h à 17h

  • Samedi 1er août de 16h à 17h puis 19h à 20h

à l’Abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives.

Ouvert à tous, sur inscription lors de l’achat de votre billet de concert : + 5€ sur le billet du concert.

vidéo

A voir également le même jour

11H : INATTENDU - "ÉCLATS DE CUIVRES A LISIEUX"

Sonorités cuivrées, arpèges harmonieux, les trompettes de l’Ensemble Correspondances viendront sonner en plein air au marché de Lisieux !

11H : PETITE PROMENADE - "UNE PEAU D'ANE"

Redécouvrez le célèbre conte de Perrault à travers une adaptation intime et poétique qui mêle la magie du théâtre d'ombres et de la musique.

 

16H : CONCERT - "RÉCITAL DE CLAVECIN DE JEAN RONDEAU"

Laissez-vous envoûter par la virtuosité et la poésie du prodige Jean Rondeau lors d'un récital de clavecin magistral et hors du temps.

LE GRAND CHOEUR PARTICIPATIF

Vous souhaitez chanter avec nous un extrait du programme ?
Rejoignez le Grand chœur participatif !

22H : CONCERT - "BERLIN DANS LA LUMIERE"

Plongez dans l'atmosphère effervescente du Berlin des années 20, entre chansons de cabaret impertinentes et mélodies envoûtantes de l'entre-deux-guerres.

Plan de travail 3_edited.png
Lieu

Bienvenue a l'abbaye de saint-pierre-sur-dives

L’Abbaye bénédictine de Saint-Pierre-sur-Dives a été fondée au 11e siècle. Mille ans après, son église abbatiale, ses bâtiments conventuels attenants, la cour du cloître et la superbe salle capitulaire en font l’un des ensembles les plus complets de l’architecture monastique en Normandie. La première abbatiale du 11e siècle. En 1011, à la mort de son mari, le Comte d’Eu, la Comtesse Lesceline transforme son récent château en monastère et y installe une communauté de religieuses, qui trente ans plus tard, en butte aux tracasseries, sont transférées à Saint-Désir-de-Lisieux et remplacées par des moines bénédictins venus de Rouen. La comtesse confie alors les destinées de son abbaye à l’abbé Ainard, qui fait agrandir le Monastère et construire et la première église abbatiale. La consécration en 1067 en présence de Guillaume, Duc de Normandie et Roi d’Angleterre, petit-neveu de la comtesse, marque la fin du chantier. L’abbaye, sous son patronage, est dédiée à la Vierge. De cette église primitive romane, détruite en 1106 par les flammes provoquées par Henri Ier Beauclerc, il ne reste pratiquement plus rien, à l’exception de quelques éléments à la croisée. L’Eglise est reconstruite en 1108. Elle reprend à quelques éléments près les proportions et l’emplacement de l’édifice primitif. Le chantier de ce nouvel édifice gothique dure plus de cent ans. La nef et le chœur s’élèvent sur trois niveaux : les grandes arcades légèrement brisées, surmontées d’un triforium puis de fenêtres hautes. L’équilibre des volumes entre horizontalité et verticalité tient aux colonnes engagées qui montent des chapiteaux vers la retombée des voûtes, auxquelles répondent perpendiculairement les bandeaux marquant les différents niveaux. Couverte dans un premier temps d’une charpente de bois apparente, la nef présente des voûtes d’ogives réalisées au 13e siècle. À la croisée, la tour-lanterne est une caractéristique de l’architecture gothique normande. Elle constitue un puits de lumière à l’endroit où se chantait la messe. À l’origine plus haute, elle ne comporte plus que deux étages et a été renforcée dans les angles au 18e siècle. Les jeux d’ombre et de lumière dans le sanctuaire animent l’unité spatiale de l’édifice. Les cinq belles arcatures de l’abside et leur ouverture sur le déambulatoire à chapelles rayonnantes accentuent sa profondeur. Durant la Guerre de Cent Ans, l’abbaye retrouve son rôle de forteresse militaire et est alors fortement endommagée. En 1459, elle tombe sous le régime de la commende et entre dans un grand désordre moral. Pendant les Guerres de Religion, les protestants saccagent l’église abbatiale, brûlent les titres du chartrier, les reliques de Saint-Wambert et profanent la tombe de Lesceline. Au cours de cette période de troubles, un abbé commendataire, Jacques de Silly, relève l’édifice ravagé. Il effectue de grands travaux de 1509 à 1527 : le rehaussement des fenêtres hautes et des voûtes de la nef où l’on peut découvrir son blason, le renforcement des murs extérieurs par des arcs-boutants et la consolidation de la tour-lanterne. La restauration de l’église préserve l’harmonie architecturale du 13e siècle. Aux 15e et 16e siècles, les chapelles rayonnantes sont remaniées. En 1666, Georges Dunot reçoit le titre d’abbé commendataire. Pour relever l’abbaye, il fait appel aux moines de la Réforme de Saint-Maur venant de l’Abbaye Saint-Étienne de Caen. Les mauristes rétablissent l’observance religieuse et restaurent les bâtiments conventuels. Dans l’église, le chœur est repavé et reçoit un nouvel autel. Des cloches sont refondues. En 1691, les voûtes qui menaçaient de s’effondrer, sont également restaurées. Dans l'aile Sud des bâtiments conventuels sont créées des cellules individuelles pour les moines qui jusque-là dormaient dans un dortoir. Un nouveau réfectoire voit aussi le jour. Désormais, l’abbatiale n’est quasiment plus modifiée, si ce n’est après la division en lot et mise en vente des bâtiments conventuels en biens nationaux et sa transformation en église paroissiale à l’issue de la Révolution Française. En rachetant petit à petit, depuis la fin du 20e siècle, les différents lots aux particuliers, la ville a engagé un plan de restauration des bâtiments conventuels, de façon à ce que l’ancienne abbaye participe de nouveau au développement de Saint-Pierre-sur-Dives.

Église abbatiale.jpg
artistes

A PROPOS DES ARTISTES

Fondé en 2009, Correspondances réunit sous la direction du claveciniste et organiste Sébastien Daucé une troupe de chanteurs et d’instrumentistes, tous spécialistes de la musique du Grand Siècle. Devenu en quelques années une référence dans le répertoire de la musique française du XVIIe siècle, l’ensemble donne à entendre une musique aux sonorités qui touchent directement l’auditeur d’aujourd'hui. La redécouverte d’œuvres inédites et l’expression d’un jeu au plus proche de celui du XVIIe siècle, est au cœur du projet de l’ensemble. Ses programmes de recherche au long cours ont abouti à des résultats émouvants, comme la reconstitution monumentale du Sacre de Louis XIV, ou encore celle de la partition du Ballet Royal de la Nuit, permettant de redécouvrir ainsi un moment musical majeur du XVIIe siècle, qui inaugura le règne du Roi Soleil. L’attachement de l’ensemble à faire revivre des compositeurs à la renommée déjà confirmée autant qu’à revivifier l’image de musiciens oubliés a donné naissance à 21 enregistrements avec le label harmonia mundi, distingués par la critique française et internationale. Parmi ceux-ci : les Litanies de la Vierge (2013), la Pastorale de Noël (2016), Histoires Sacrées (2019), Messe de Minuit (2023) du compositeur de prédilection de l’ensemble, Marc-Antoine Charpentier ; les grands motets d’Henry du Mont (2016) et de Michel-Richard de Lalande (2022) ; Perpetual Night (2018) et Northern Light (2025) avec la soliste Lucile Richardot, Diapason d’or 2025 ; ou encore les Membra Jesu Nostri de Buxtehude (2021), Psyche de Matthew Locke (2022), André Campra : Messe de Requiem & Les Maîtres de Notre-Dame de Paris (2024), Northern Light (2025) avec la soliste Lucile Richardot et J.S. Bach : Christ lag in Todesbanden (2025). En 2017, Le Ballet royal de la Nuit voit le jour au théâtre de Caen, forme grandiose et féérique imaginée à l’aune du XXIe siècle par la chorégraphe Francesca Lattuada. L’ensemble poursuit son exploration des formats expérimentaux qui ont jalonné le Grand Siècle avec le spectacle Songs mis en scène par Samuel Achache pour la voix de Lucile Richardot ou encore le mask anglais Cupid & Death créé en 2021 au théâtre de Caen, divertissement excentrique au cœur d’un monde renversé forgé par Jos Houben et Emily Wilson. Toujours en 2021, Correspondances se produit pour la première fois au Festival Lyrique d’Aix-en-Provence avec Combattimento, la théorie du cygne noir, composition utopique autour de la reconstruction de la cité idéale à partir des œuvres de Monteverdi et de ses pairs italiens du début du XVIIe siècle imaginée par Silvia Costa. En 2023, Correspondances crée David et Jonathas au théâtre de Caen dans une mise en scène signée par Jean Bellorini renouant avec sa forme hybride où opéra et théâtre étaient intimement liés. La même année, l’ensemble met à l’honneur son compositeur de cœur Marc-Antoine Charpentier avec sa 1re édition des Heures Musicales de la Sainte-Chapelle, renouvelées pour une deuxième édition en octobre 2024. En 2025, Correspondances retourne au festival d’Aix-en-Provence avec une production de La Calisto de Cavalli, mise en scène par Jetske Mijnssen. Toujours en 2025, l’ensemble fait revivre le Sacre de Louis XIV dans une mise en espace grandiose imaginée par Rosabel Huguet dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, accompagné par les enfants du chœur EVE de la Philharmonie, la Maîtrise et la Scuola de Caen. Hors de tout sentier battu, Correspondances apporte la polyphonie et le lyrique là où on ne l’attend pas. Ainsi depuis 2020, l’ensemble sillonne chaque été à vélo les routes et fait résonner la musique du XVIIe au cœur des villages et des pays normands. Une aventure musicale et sportive pour petits et grands. Correspondances est lauréat 2024 du Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral décerné par la Fondation Bettencourt Schueller, en partenariat avec l’Académie des beaux-arts.

Sébastien Daucé Organiste, claveciniste, Sébastien Daucé est animé par le désir de faire vivre un répertoire foisonnant et encore peu connu : celui de la musique française du XVIIe siècle. C’est pendant sa formation au Conservatoire supérieur de Lyon qu’il rencontre les futurs membres de Correspondances. Il y bénéficie notamment de l’enseignement de Françoise Lengellé et d’Yves Rechsteiner. D’abord sollicité comme continuiste et chef de chant (ensemble Pygmalion, Festival d’Aix-en-Provence, Maîtrise & Orchestre Philharmonique de Radio France…), il fonde à Lyon dès 2009 l’ensemble Correspondances, réunissant auprès de lui chanteurs et instrumentistes épris du répertoire français sacré du Grand Siècle. Avec l’ensemble, qu’il dirige depuis le clavecin ou l’orgue, il parcourt la France et le monde, et enregistre fréquemment pour la radio. Sébastien Daucé et l’ensemble Correspondances sont en résidence au théâtre de Caen avec lequel ils développent leurs premiers projets scéniques (Trois Femmes mis en scène par Vincent Huguet en 2016, puis Le Ballet Royal de la Nuit, légendaire ballet de cour qui vit naître le mythe du Roi Soleil, mis en scène par Francesca Lattuada en novembre 2017). Atypique dans ses propositions scéniques, l’aventure se poursuit avec le mask anglais Cupid & Death en 2020, une résurrection du Sacre de Louis XIV en 2021 et un David & Jonathas de Charpentier en 2023. Le Japon, la Colombie, les Etats-Unis et la Chine marquent autant d’étapes dans la carrière de l’ensemble, aux côtés de collaborations régulières en Europe (Angleterre, Allemagne, Benelux, Pays-Bas, Italie, Pologne). Son exploration d’un répertoire peu joué, souvent inédit, aboutit avec le soutien du label harmonia mundi, pionnier à bien des égards dans le répertoire baroque, à une discographie de 21 enregistrements remarqués par la critique : Diapasons d’or de l’année, ffff Télérama, Editor’s Choice de Gramophone, Chocs de l’année de Classica, Prix de la Critique Allemande du disque, Prix Cécilia de la critique belge… L’ensemble bénéficie d’une reconnaissance internationale : en 2016, il est récompensé lors de la cérémonie des Echo Preis à la Konzerthaus de Berlin dans les catégories de Meilleures Premières Mondiales pour Le Concert Royal de la Nuit et de Meilleur jeune chef de l’année ; le magazine australien Limelight lui décerne la récompense du meilleur opéra de l’année 2016 pour son Concert Royal de la Nuit. Parallèlement à ses activités de musicien, Sébastien Daucé collabore avec les meilleurs spécialistes du XVIIe siècle, publiant régulièrement des articles et participant à d’importants projets de performance-practice. Passionné par la question du style musical, il édite la musique qui constitue le répertoire de l’ensemble, allant jusqu’à en proposer quand cela s’impose, des recompositions complètes, comme ce fut le cas pour Le Ballet Royal de la Nuit. Il a enseigné de 2012 à 2018 au Pôle Supérieur de Paris. En 2018, il était directeur artistique invité du London Festival of Baroque Music. En 2023, il prend la direction artistique des Promenades musicales du Pays d’Auge. En 2023-2024, il est chef invité de la Maîtrise du Centre de musique baroque de Versailles.

bottom of page